Sécurité des sites internet : le guide clair 2025

Un programme de maintenance site WordPress bien pensé (sauvegardes régulières, mises à jour maîtrisées, supervision et correctifs) protège votre site, renforce la sécurité des sites internet, et simplifie la conformité (bannière cookies et consentement RGPD).

Ajoutez un certificat SSL (TLS) bien configuré et quelques mesures techniques (HSTS, durcissement, 2FA), et vous couvrez 80 % des risques courants tout en donnant un léger coup de pouce à votre visibilité sur moteur de recherche.

Sommaire

  1. Pourquoi lier maintenance et sécurité
  2. La checklist  maintenance de site WordPress 
  3. Sécurité des sites internet : 8 mesures à mettre en œuvre
  4. « Certificat SSL, c’est quoi » ? Choisir et déployer
  5. Consentement RGPD : obligations concrètes & check‑list
  6. Plan de mise en place 30/60/90 jours
  7. FAQ
  8. Sources officielles & ressources

1) Pourquoi lier maintenance et sécurité

Un site web doit garantir son identité (certificat), la confidentialité des échanges (HTTPS/TLS) et appliquer des « bonnes pratiques minimales ». C’est la base technique pour assurer la sécurité et limiter l’exposition aux failles de sécurité. La CNIL le rappelle avec des mesures concrètes : chiffrement, gestion des accès, mises à jour, journalisation.

Côté WordPress, la plupart des incidents exploitent des composants non mis à jour (cœur, thèmes, extensions). Or les mises à jour corrigeant des vulnérabilités sont publiées en continu ; ne pas les appliquer laisse votre site ouvert aux attaques de masse. Des bases publiques de vulnérabilités illustrent ce flux constant dans des plugins populaires.

Enfin, passer tout le site en HTTPS reste un (léger) signal de classement pour Google utile pour la confiance et l’expérience utilisateur, même si la qualité du contenu prime.

2) La checklist  maintenance de site WordPress 

  1. Sauvegardes régulières (règle 3‑2‑1). Sauvegardez fichiers + base de données. Gardez au moins trois copies sur des supports/lieux différents et testez la restauration chaque trimestre.
  2. Mettre à jour cœur, thèmes, extensions idéalement sur un environnement de pré‑production avant la bascule en production. Documentez ce qui a été mis en œuvre (version, date, rollback).
  3. Surveillance des vulnérabilités. Abonnez‑vous aux alertes et mettez à jour sans délai en cas de faille critique.
  4. Intégrité & logs. Activez la journalisation des connexions et des modifications (qui a « mis à jour » quoi et quand). En cas d’incident, vos preuves et délais de réaction s’améliorent.
  5. Durcissement des accès. Imposer l’authentification multifacteur (MFA/2FA) pour les administrateurs, supprimer les comptes inactifs, limiter les tentatives de connexion.
  6. Inventaire & hygiène des plugins. Moins, c’est mieux : audit trimestriel, suppression des plugins non utilisés, remplacement des plugins non maintenus, vérification des permissions.
  7. Certificat & HTTPS partout. Vérifiez la date d’expiration, renouvellement automatique si possible, HSTS (Strict‑Transport‑Security) pour forcer HTTPS.
  8. Performance & uptime. Surveillez l’indisponibilité, corrélez avec les mises à jour. Un mode maintenance propre évite les erreurs pour les visiteurs pendant les opérations.
  9. Plan de restauration. Documentez les scénarios (corruption, rançongiciel, erreur humaine). Testez un retour arrière à partir d’une sauvegarde.
  10. Sécurité du nom de domaine. Nom de domaine verrouillé chez le registrar, 2FA sur le compte, DNS sous contrôle (A/AAAA/CAA). Les certificats vérifient le contrôle du domaine : gardez ce chaînon robuste.
  11. Serveur web & pile logicielle. Gardez PHP, la base de données et le serveur web (Nginx/Apache) à jour, appliquez des profils TLS recommandés, désactivez TLS obsolètes.
  12. Communication. En cas de maintenance prolongée, affichez un message clair et proposez des relais (newsletter, réseaux sociaux).
Sécurité des sites internet

3) Sécurité des sites internet : 8 mesures à mettre en œuvre

  1. HTTPS partout (TLS). Activez HTTPS sur toutes les pages, y compris l’admin et les médias, HSTS côté serveur pour forcer le chiffrement et empêcher les downgrades.
  2. Politiques de mots de passe et 2FA. Bloquez les mauvaises pratiques et activez la 2FA pour les rôles sensibles
  3. Réduction de l’attaque de surface. Désactivez l’éditeur de fichiers dans le back‑office, limitez l’accès /wp‑admin par IP si possible, séparez les rôles.
  4. Pare‑feu applicatif & anti‑bot. Un WAF WordPress (ou au niveau de l’hébergeur) filtre les patterns d’attaque courants et limite la casse en cas de jour 0.
  5. Correctifs rapides & « composants obsolètes ». Automatisez les alertes et mettez à jour rapidement les composants vulnérables (plugins/thèmes).
  6. Segmentation & moindre privilège. Restreignez les droits SFTP/SSH, isolez les sauvegardes et séparez la base de données de production.
  7. Surveillance & réponse. Mettez en place des alertes sur changements de fichiers, pics d’erreurs 500, connexions suspectes et 404 anormales. Tenez un journal d’incident.

4)  Certificat SSL, c’est quoi​  ? Choisir et déployer

En deux mots : un certificat SSL/TLS est un fichier électronique qui authentifie l’identité d’un site et chiffre la connexion entre le navigateur et le serveur web. Concrètement, il active le cadenas et « https:// »

SSL versus TLS :  SSL(Secure Sockets Layer)  est le terme historique , TLS (Transport Layer Security) est le protocole moderne et sécurisé, remplaçant SSL. Dans la pratique on continue à dire  certificat SSL , mais c’est bien TLS qui est utilisé. 

Les grandes familles de certificats

  • DV (Domain Validation) : vérifie que vous contrôlez le nom de domaine. Rapide et automatique (ex. ACME/Let’s Encrypt).
  • OV (Organization Validation) : inclut une vérification de l’organisation.
  • EV (Extended Validation) : vérifications renforcées et informations juridiques détaillées.
  • Wildcard couvre *.exemple.com ; SAN (multi‑domaines) couvre plusieurs noms.

Déploiement

  • Choisir le type (DV/OV/EV) selon le besoin et l’architecture.
  • Générer une CSR, prouver le contrôle du domaine et installer la chaîne complète sur le serveur web (tests avec SSL Labs, activer HSTS après validation).
  • Automatiser le renouvellement pour éviter l’expiration accidentelle, particulièrement sur les environnements multi‑sites.

5) Consentement RGPD : obligations concrètes & check‑list

Définition : Le consentement RGPD est « une manifestation de volonté, libre, spécifique, éclairée et univoque » par laquelle une personne accepte un traitement de ses données via un acte positif clair (opt‑in). Il doit pouvoir faire l’objet d’un retrait du consentement aussi facilement qu’il a été donné (consentement à tout moment).

Cookies & traceurs : Le dépôt de traceurs non nécessaire à l’exécution d’un service (ex. analytics non essentiels, publicité, widgets réseaux sociaux) requiert le consentement avant activation. Le refus doit être aussi simple que l’acceptation, et un lien « gérer mes cookies » doit rester visible pour retirer son consentement à tout moment.

Rôles & responsabilité : Le responsable du traitement (celui qui détermine les finalités et moyens) doit mettre en œuvre ces mécanismes, documenter les preuves de consentement et tenir un registre.

Sécurité des sites internet

Check‑list :  bannière & préférences 

  • Un bouton Refuser au même niveau que Accepter.
  • Catégories détaillées (mesure d’audience, publicité, réseaux sociaux) avec opt‑in par catégorie.
  • Politique cookies claire, mentionnant la finalité, la durée de vie, l’éditeur.
  • Lien persistant « gérer mes cookies » (footer) pour le retrait du consentement.
  • Journal des preuves mis en œuvre (date/heure, version de la politique) côté CMP.
  • Scans réguliers pour détecter de nouveaux trackers après ajout de plugins.
  • Pour les formulaires, distinguer la base légale : consentement pour la prospection par e‑mail, « nécessaire à l’exécution » pour un achat (pas de cases forcées).

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6) Plan de mise en place 30/60/90 jours

J+30 : fondamentaux opérationnels

  • Activer/renforcer les sauvegardes régulières (3‑2‑1) et tester une restauration.
  • Mettre à jour WordPress, thèmes et extensions après test en pré‑prod.
  • Auditer les rôles et mots de passe, imposer la 2FA aux admins.
  • Installer un WAF/anti‑bot et une surveillance d’intégrité.

J+60 : durcissement & conformité

  • Vérifier le certificat SSL/TLS, l’activation HTTPS globale et HSTS.
  • Compléter les headers de sécurité et lister les dépendances critiques.
  • Déployer une CMP (Consent Management Platform) avec opt‑in granulaire et retrait du consentement simple.
  • Rédiger/mettre à jour la Politique de confidentialité et la Politique cookies (rôles du responsable du traitement).

J+90 : excellence & preuve

  • Automatiser le renouvellement du certificat via ACME, consigner la procédure.
  • Documenter votre processus incident (qui fait quoi, quand, comment notifier).
  • Mettre en place des revues trimestrielles : tests de restauration, audit des plugins, revues de permissions, contrôle des nouvelles failles de sécurité.

7) FAQ

HTTPS améliore‑t‑il mon SEO ?

L’HTTPS est un signal léger de classement ; c’est un standard attendu pour la confiance et la sécurité. Priorité au contenu de qualité, mais n’ignorez pas TLS. (source Google).

Certificat SSL versus TLS : que choisir ?

Dites  SSL  si vous voulez, mais TLS est la norme actuelle. Choisissez DV/OV/EV selon vos besoins d’authentification, et automatisez le renouvellement.

Dois‑je activer le mode maintenance ?

Oui, pour des opérations lourdes : il prévient les erreurs visibles et vous laisse travailler sereinement (plugin, .maintenance, ou via le thème).

Quelles failles cibler en priorité ?

Suivez le Top 10 OWASP (accès cassés, échecs cryptographiques, injections, etc.) et corrigez rapidement les composants vulnérables.

8) Sources officielles & ressources

Facebook
Twitter
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