Appaloosa développe une solution de gestion de flotte mobile (MDM) qui permet aux entreprises de déployer, sécuriser et administrer les smartphones et tablettes de leurs collaborateurs. Leurs clients comptent des enseignes comme Leroy Merlin, Duret Immobilier ou Leclerc. Le produit est reconnu, l’interface saluée pour sa simplicité. Mais sur Google, Appaloosa était invisible.
Le marché du MDM est occupé par des acteurs puissants : Orange Business, Bouygues Telecom, Microsoft, VMware. Des noms qui drainent naturellement l’autorité et les positions. Pour un éditeur SaaS indépendant, exister dans ces résultats de recherche relevait du défi.
L’enjeu était double. Construire une visibilité organique en France auprès des DSI et responsables IT, tout en attaquant le marché américain où le volume de recherche est considérablement plus élevé.
Dès le départ, nous avons conçu la stratégie SEO pour fonctionner en bilingue. Pas une traduction d’un marché vers l’autre, mais une approche native pour chaque langue, avec des intentions de recherche analysées indépendamment sur les bases Semrush France et États-Unis. Les requêtes ne sont pas les mêmes, les concurrents non plus, les niveaux d’information attendus diffèrent.
Cette approche a permis de maximiser la couverture tout en mutualisant l’architecture technique et le maillage interne.
De 94 à 1 464 visites mensuelles, face à Orange et Bouygues.
Sur deux marchés simultanés, France et États-Unis.
Le SEO alimente désormais le CRM là où aucun flux organique n’existait.
Le marché du MDM a une particularité : les décideurs IT cherchent rarement « solution MDM » en premier. Ils commencent par des problèmes concrets. Comment installer une application sur un parc Android. Comment gérer les mises à jour système. Comment enrôler un téléphone dans une flotte. C’est à ces questions que nous avons répondu.
Le premier cocon, et de loin le plus performant, traite de l’installation d’applications depuis des sources inconnues sur Android. Ce sujet technique touche directement les administrateurs IT qui déploient des applications internes hors du Play Store. En anglais et en français, ce cluster a généré à lui seul plus de 58 000 clics sur 16 mois et près de 4,5 millions d’impressions. Un point d’entrée massif vers l’univers Appaloosa.
Le deuxième cocon couvre le Mobile Device Management au sens large : définition, fonctionnement sur iOS et Android, politiques MDM, comparatifs. Ces contenus positionnent Appaloosa comme référence pédagogique face aux pages institutionnelles d’Orange ou Bouygues, souvent plus commerciales que didactiques.
Le troisième cocon porte sur l’Application Manager, notamment sur iOS. Le quatrième adresse l’Enterprise App Store, un cas d’usage central du produit. Le cinquième couvre Android Enterprise et le déploiement Zero Touch, le sixième l’Apple Developer Program et les Managed Apple IDs, et le septième l’Enterprise Mobility Management (EMM) dans sa dimension stratégique.
Chaque article de blog renvoie vers la page pilier de son cocon, qui elle-même pointe vers les pages produit et la page d’accueil. Les versions françaises et anglaises sont reliées par des balises hreflang, et les cocons se connectent entre eux selon la logique métier : un lecteur qui s’intéresse au déploiement Zero Touch finira naturellement par explorer le MDM, puis l’App Store d’entreprise.
Ce maillage reproduit le parcours de réflexion d’un DSI ou d’un responsable IT : du problème opérationnel vers la compréhension du marché, puis vers l’évaluation d’une solution.
Au-delà de la stratégie de contenu structurelle, un élément a fait la différence : la veille active sur les évolutions du marché américain. Lorsque Microsoft a annoncé la fermeture de Visual Studio App Center, nous avions déjà identifié le sujet et préparé un contenu détaillé sur les alternatives disponibles.
Résultat : l’article a capté près de 3 000 clics et 115 000 impressions en se positionnant avant les contenus concurrents. Les entreprises qui utilisaient App Center et cherchaient une solution de remplacement ont découvert Appaloosa au moment précis où elles en avaient besoin. Ce pic de trafic ciblé s’est traduit par une vague d’inscriptions sur plusieurs semaines.
Ce type d’opportunité ne se présente pas par hasard. Il repose sur une surveillance continue des annonces produit, des cycles de vie des outils concurrents et des signaux faibles dans les forums et communautés IT américaines.
En France, le trafic organique a été multiplié par 15, passant de 94 visites mensuelles à un pic de 1 464. Le classement Semrush est passé de la 814 000e place à la 186 000e. Des positions de première page ont été conquises sur des requêtes comme « app storefront », « apple developer program », « MDM », « source inconnue Android » ou « Android entreprise », face à des acteurs dont les budgets marketing n’ont rien de comparable.
Aux États-Unis, le trafic organique a été multiplié par 7 entre le point bas de juillet 2024 et le pic de mars 2025. Le nombre de mots-clés indexés a progressé de 51%, dépassant les 2 100 positions.
Sur l’ensemble des deux marchés, la Search Console affiche 77 500 clics et 10,5 millions d’impressions sur 16 mois, avec une présence dans 242 pays.
Mais le résultat le plus significatif est ailleurs. Avant cette stratégie, le canal organique n’alimentait pas le CRM d’Appaloosa. Le SEO était un angle mort. Aujourd’hui, le flux de leads issus du référencement naturel a pris une place mesurable dans le pipeline commercial. Un canal qui n’existait pas et qui génère désormais des contacts qualifiés de manière continue.
Les mots-clés sur lesquels Appaloosa se positionne ne sont pas anecdotiques. « Application manager iPhone », « enterprise app store », « MDM policy », « install unknown apps Android » : ce sont les requêtes que tape un responsable IT quand il évalue, compare ou prépare un déploiement. Être présent à ce moment précis, c’est entrer dans la shortlist avant même qu’un commercial intervienne.
Trois facteurs ont rendu cette stratégie efficace sur un marché aussi concurrentiel.
Le premier, c’est le choix de l’angle pédagogique. Plutôt que de produire des pages commerciales optimisées pour le SEO, nous avons créé de vrais guides techniques qui répondent aux questions concrètes des administrateurs IT. Cette approche a permis de surclasser des pages institutionnelles d’opérateurs télécoms, parce que Google valorise la pertinence et la profondeur du contenu, pas la taille de l’entreprise.
Le deuxième facteur, c’est l’exécution bilingue native. Chaque marché a été traité avec ses propres requêtes, ses propres concurrents, ses propres intentions. Pas de traduction automatique, pas de contenu dupliqué adapté : deux stratégies parallèles qui partagent une architecture commune.
Le troisième facteur, c’est la veille proactive. Dans un marché technologique, les opportunités SEO apparaissent et disparaissent en quelques semaines. La fermeture d’App Center, l’évolution d’Android Enterprise, les mises à jour des politiques Apple : chaque mouvement du marché est une fenêtre pour capter du trafic qualifié. Il faut être prêt avant que la vague arrive.